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Musicaux
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Congrès de l'AIBM à Tallinn, en Estonie,
du 6 au 11 juillet 2003

http://www.utlib.ee/Fonoteek/IAML2003/

  1. Visite de l'Académie Sibelius à Helsinki en Finlande
  2. Session d'information à l'initiative de Pam Thompson
  3. Les archives à l'heure numérique
  4. Panorama de la production discographique en Estonie
  5. Les bibliothécaires et la pédagogie
  6. Valoriser la bibliothèque musicale publique
  7. Session plénière du RILM
  8. Rapport du secrétariat central du RISM
  9. Les données audio-visuelles dans le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France : BN-Opale +
  10. La promotion de la musique contemporaine dans les conservatoires
  11. L'éducation en matière de bibliothèque musicale et la gestion du changement
  12. Commission de catalogage : sous-commission UNIMARC
  13. Les sources pour la recherche et l'interprétation
  14. Rapport du Comité sur le copyright

Lundi 7 juillet 2003, 11h15-12h45

Panorama de la production discographique en Estonie

Avo Kartul, Bibliothèque de l'Université de Tartu

Diffusion de la musique classique estonienne en enregistrements sonores

A travers une brève histoire de la production phonographique estonienne, Avo Kartul retrace les différentes étapes de l'édition phonographique estonienne :

  • En 1901, est réalisé à St Pétersbourg le premier enregistrement de musique estonienne.
  • Pendant la domination soviétique, tout enregistrement passait obligatoirement par l'unique maison de disques Melodija, puis, à l'époque de Gorbatchev, brève période florissante marquée par le développement de réseaux parallèles constitués de petites maisons indépendantes qui produisaient essentiellement des cassettes de musique rock.
  • En 1993, débute l'histoire du disque compact avec l'essor de la compagnie estonienne Forte. A compter de cette date, la production phonographique estonienne est répertoriée dans la discographie nationale.
  • De 1993 à 2002, 137 disques-compact de musique classique - exclusivement estonienne - ont été produits dans le monde dont 47 en Estonie essentiellement par les deux « majors » estoniens :  Forte et Estonian Radio.

Actuellement, la musique estonienne est mondialement connue, essentiellement grâce à des éditeurs phonographiques comme l'allemand Antès qui a produit 22 disques compact de musique estonienne et d'autres tels que Finlandia, ECM, BIS. Ils ont tous contribué à faire connaître les compositeurs estoniens Arvo Pärt et Eduard Tubin, bien sûr, mais également Veljo Tormis, Heino Heller, Rudolf Tobias...

Avo Kartul établit ensuite un constat assez pessimiste sur la rareté voire même l'absence d'édition phonographique classique en Estonie ainsi que le manque de réseau de distribution dans ce pays.

Marika Jaagumägi, Bibliothèque nationale d'Estonie

La carrière du chef d'orchestre Neeme Järvi et ses enregistrements

Chef d'orchestre estonien mondialement connu, Neeme Järvi, né en 1937, est diplômé du Conservatoire de Léningrad en 1960.
De 1963 à 1979, il assure la direction de l'orchestre de la radio et télévision d'Estonie.
En 1980, il quitte l'Estonie pour s'établir aux Etats-Unis où il dirige les orchestres de Boston, Philadelphie et l'orchestre philharmonique de New-York.
Ses multiples engagements l'amènent à diriger de nombreux orchestres dans divers pays du monde : Royaume-Uni, Suède, Japon...

Il enregistre plus de 300 disques compact chez Chandos (212 titres), BIS (67 titres) et Melodiya (64 titres).
Avec le compositeur Arvo Pärt, il collabore étroitement et crée certaines de ses œuvres  dont Credo à Tallinn en 1968.
Il contribue à faire connaître les compositeurs estoniens, parmi lesquels on peut citer Rudolf Tobias, Eduard Tobin, Artur Lemba, Artur Kapp, Heino Eller...

Doug Maskew, BBC, Londres)

Les enregistrements d'Arvo Pärt

Arvo Pärt est certainement le compositeur estonien le plus enregistré.
Cet exposé a été illustré par des exemples musicaux. Ainsi ont été évoquées 45 années d'enregistrements où se succèdent les enregistrements Melodiya des années 60 et 70, reflet de l'isolement de la période soviétique puis, dans les années 80 et suivantes, des enregistrements novateurs pour ECM, Chandos, Virgin Classic ou bien des versions alternatives ou abandonnées.
Les exemples ont été choisis dans l'œuvre enregistrée d'Arvo Pärt avec notamment l'intéressant collage technique "Collage on BACH" (1964) paru en disque compact chez Chandos (1993), Fratres version pour violon et piano par Gidon Kremer et Keith Jareth, Miserere chez ECM (1991).

Anne Volkoff

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