Du point de vue des utilisateurs
Un souvenir personnel de service public :
"Bonjour monsieur,
quels albums de James Brown puis-je écouter ici ?"
À l’époque sur Opaline : + de 500 réponses,
notices de monographies (albums) et notices analytiques (chansons)
pêle-mêle…

… mon lecteur est reparti dépité !...
Aujourd’hui sur le cédérom BnF
Audiovisuel : notice classées par ordre alphabétique :
1)
anonymes par excès d’auteurs, classés
au titre propre
2) non anonymes : classés par vedette
principale de la notice de monographie

Depuis 3 jours sur Opale-plus (et
bientôt aussi en ligne) : monographies et analytiques
pêle-mêle, avec plusieurs options de tri ; existe
un filtre « par type de notice » pour éliminer
les « analytiques » :


Ce qui serait bien :

La notion d’interprétation est-elle
négligée dans les FRBR ?
Critique du Gruppo di studio sulla catalogazione (AIB)
On ne s’intéressera ici qu’à un
seul des commentaires qui ont été émis
au sujet du modèle FRBR, parce que ce commentaire
a des implications pour le traitement de la musique. Il émane
de l’Associazione italiana biblioteche (AIB), Gruppo
di studio sulla catalogazione. Ce groupe reproche au modèle
de mettre sur le même plan, sans hiérarchisation,
toutes les Expressions par lesquelles peut se réaliser
une Œuvre musicale : version originale (notation d’origine
de Hoquetus David de Guillaume de Machaut), autres
versions usant du même mode d’expression (édition
de Hoquetus David en notation moderne par Leo Schrade),
autres versions toujours dans le même mode d’expression
mais impliquant un certain degré de transformation
du matériau musical (partition de l’orchestration
de Hoquetus David par Harrison Birtwistle), autres
versions usant d’un autre mode d’expression,
c’est-à-dire
en l’occurrence pour la musique, interprétation
d’une partition préexistante.

Le Groupe de travail italien souhaiterait
au contraire que le modèle distingue soigneusement
entre ces quatre niveaux d’Expression, et que certains
types d’instances de l’entité Expression
soient rattachés, non pas directement à l’Œuvre,
mais à d’autres instances de l’entité Expression.

Conclusion : Souplesse et « granularité fonctionnelle »
Le modèle FRBR, étant un modèle conceptuel
bien « en amont » des modèles
de données, peut se prêter à des implémentations
plus ou moins détaillées en fonction des besoins
du public de chaque bibliothèque ou centre de documentation, à une « granularité fonctionnelle » plus
ou moins fine: une bibliothèque généraliste à « grand
public » peut se contenter de relier directement
les interprétations aux œuvres, alors qu’une
bibliothèque de recherche en musicologie peut être
amenée à développer un réseau
très complexe de relations en définissant des « expressions
d’expressions d’expressions… ».

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