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Association Internationale des
Bibliothèques, archives et centres de documentation
Musicaux
Groupe français

AIBM Groupe français

Assemblée générale du 30 avril 2003

Sommaire:
1. Rapport moral pour l’année 2002
2. Rapport financier pour l’année 2002
3. Nouvelles internationales
4. Projets du Groupe français en 2003
6. Renouvellement du tiers des membres du Conseil

4. PROJETS DU GROUPE FRANÇAIS

Publication prochaine d’un numéro spécial du Bulletin du Groupe français de l’AIBM

Dominique Hausfater travaille activement en ce moment à la publication d’un bulletin spécial consacré exclusivement aux communications d’ordre musicologique faites au Congrès de Périgueux. Voici le sommaire des articles dans le désordre :

  • « Autour de Louise » : le fonds Gustave Charpentier au département de la Musique de la BnF / Anne Randier-Glenisson
  • A la découverte de l’Orchestre de la ville de Paris – Société des concerts du Conservatoire / Nanon Bertrand
  • Les fonds Nadia Boulanger : un héritage complexe / Alexandra Laederich
  • Le fonds de la Médiathèque Nadia Boulanger du CNSMD de Lyon / Laurence Languin
  • Les sources musicales juives en France : éléments d’inventaire et principaux lieux de documentation / Hervé Roten
  • Les cartons-piano du département de la Musique de la BnF / Elizabeth Missaoui
  • Le fonds musical de l’Opéra-Comique de Paris : nature théâtrale d’un catalogue / Philippe Blay
  • Stanley Kubrick et sa musique / Elizabeth Giuliani [déjà publié dans le bulletin de l’AFAS]
  • La musique imprimée dans les bibliothèques publiques françaises / Marcel Marty
  • La musique dans les archives diocésaines en France / Joël-Marie Fauquet
  • Les catalogues [du patrimoine] de la région Midi-Pyrénées / Jean-Christophe Maillard
  • Le fonds musical de la Bibliothèque municipale et du Grand Théâtre de Bordeaux / Nathalie Castinel
  • Un lieu de recherche atypique : la Bibliothèque-Musée de l’Opéra de Paris / Pierre Vidal
  • L’information musicale : une revue française sous l’occupation [texte déjà publié dans Fontes] / Yves Simon
  • Le droit de copie dans les bibliothèques musicales : une convention équilibrée est-elle possible ? / compte-rendu d’Anne Le Lay

En annexe :

  • programme complet des sessions du congrès
  • tous les résumés des autres communications du congrès en français
La nouvelle association « ACIM » et la publication de la nouvelle revue Ecouter Voir

Dans le rapport moral sur l’année 2002, la présidente a exposé le travail fait avec l’ACIM et les trois experts nommés par le groupe français, à savoir Elizabeth Giuliani, Dominique Hausfater et elle-même quant au devenir de l’association et de sa revue Ecouter Voir.
L’ACIM deviendrait un organisme fédérateur, avec un site internet à développer et une revue Ecouter Voir qui en 2004 sortirait au rythme de trois numéros par an, serait exclusivement consacrée à la formation et à l’information professionnelles et dont les rédacteurs ne seraient pas rémunérés.

La présidente présente ensuite dans le détail toutes les transformations prévues afin que l’assemblée vote pour l’approbation ou non des différentes propositions.
Le sigle de l’ACIM se transforme. Il passe de « Association pour la coopération de l’interprofession musicale » à « Association de coopération des professionnels de l’information musicale ».
L’ACIM devient une fédération d’associations intégrant les diverses associations touchant au domaine de la documentation musicale (AIBM, AFAS, Discothécaires de l’Est, VDL).
L’ACIM, qui était une association d’institutions par cooptation, c’est à dire une association de représentants d’associations, devient une association de membres (adhérents au lieu d’abonnés). Il faut donc créer une association de personnes mandatées par leurs associations avec 3 collèges :
- collectivités
- individus
- coopérateurs

Le site de l’ACIM doit se développer et présenter un portail coopératif commun, chaque association continuant donc à alimenter son propre site, le site de l’ACIM renvoyant sur les sites de chaque association.
Le site devrait réussir à mutualiser l’information en ligne, proposer l’ouverture sur une liste de discussion.
L’ACIM, devenant l’outil éditorial au service des différentes associations, devra faire la publicité des publications à venir sur son site.

L’information en ligne, étant une information éphémère, parfois sujette à caution, la revue sera un point d’ancrage.
La nouvelle formule de la revue Ecouter Voir, prévue donc pour 2004, sera une revue de formation et d’information professionnelles, excluant tout article sur l’histoire de la musique.
Actuellement la revue va sortir régulièrement jusqu’à l’été, à la rentrée il n’y aura qu’un bulletin de liaison permettant notamment d’annoncer la transformation de l’ACIM, de sa revue et de son site Web.
La revue sera publiée à un rythme de trois numéros par an.
Le non paiement des rédacteurs est le principe de base.
Les rubriques envisagées seraient :
Comptes-rendus de colloques et de congrès (AIBM, ISMIR, etc.)
Formation professionnelle en France et à l’étranger
Catalogage (formats MARC), indexation matière, FRBR
Bibliothèques numériques et numérisation
Patrimoine musical
Gazette juridique
Veille bibliographique
Le tout avec la volonté de publier dans chacune de ces rubriques de nombreuses traductions d’articles étrangers.
Il reste à trouver des chefs de rubrique qui devraient faire partie des trois comités de rédaction.
Après une longue discussion, il s’ avère qu’il y a eu confusion entre la nouvelle revue Ecouter Voir et le bulletin du Groupe français. Ce dernier pourra continuer à paraître de temps en temps, même si le site internet reste le lieu privilégié de diffusion de l’information.
L’assemblée vote à l’unanimité, moins une abstention, le projet.

Journées professionnelles

Plusieurs interventions nous amènent à insister sur la nécessité pour les trois groupes de travail de continuer leurs travaux tout au long de l’année. Ce qui pourrait permettre aux prochaines journées d’avoir, le temps d’une matinée, une présentation par les différents rapporteurs de l’état des travaux. Le temps libéré pourrait être consacré à des sujets plus particuliers et plus ponctuels, comme la constitution d’un consortium de bibliothèques pour un abonnement négocié à des bases musicales spécialisées, le problème de la photocopie dans les conservatoires, le copyright,…etc

Evolution du site internet du Groupe français de l’AIBM

Ont été retenues quatre idées :

  • la mise en ligne des résumés du RILM en français
  • la mise en ligne du « Répertoire des bibliothèques et institutions françaises conservant des collections musicales»
  • la mise en ligne du Manuel Intermarc musique à l’usage des catalogueurs de la base BN-Opaline –Musique. Cette idée a été contestée par certains qui ont insisté sur le fait que le format INTERMARC était utilisé par peu de bibliothèques et que d’autre part le département de la Musique n’avait pas encore adopté le format Intermarc intégré. Finalement il a été admis que le manuel pourrait être mis en ligne à condition de présenter les exemples également au format Unimarc.
  • la traduction des signets en anglais
Mois du patrimoine écrit

En tant que présidente du groupe français de l’AIBM Madame Laurence Languin a été invitée à participer au comité scientifique chargé d’organiser, dans le cadre du Mois du patrimoine écrit, le colloque de 2003 qui se tiendra à Grenoble les 14 et 15 octobre et qui devrait s’intituler « A portée de notes : musiques et mémoire ».
Cette manifestation est organisée par l’Agence Rhône-Alpes pour le livre et la documentation (ARALD) , la Bibliothèque municipale et le Conservatoire national de région de Grenoble sous l’égide de la FFCB (Fédération française pour la coopération des bibliothèques, des métiers du livre et de la documentation) avec le concours de la DLL (Direction du livre et de la lecture).
Actuellement il est prévu que les discours d’ouverture du colloque seront tenus par Michka Assayas, écrivain, qui parlera de « Musique et littérature » et par Gilbert Amy, compositeur, qui parlera de « la place de l’enseignement musical dans la culture française ».

Trois grands chapitres ont été définis :

  1. le patrimoine musical et ses publics
  2. des outils de recherche pour l’accès aux sources musicales
  3. nouvelles définitions du patrimoine musical

Parmi les intervenants, nombreux sont membres de l’AIBM : Catherine Massip, directrice du département de la Musique à la BnF, présidente de séance pour la première partie, Patrice Verrier, directeur du Centre de documentation du Musée de la musique, Florence Gétreau, IRPMF Institut de recherche sur le patrimoine musical en France, Marie-Claude Méplan, mission recherche et inventaire scientifiques à la DMDTS, Elizabeth Giuliani, directrice-adjointe du département de l’Audiovisuel à la BnF, Dominique Hausfater, directrice de la Médiathèque Hector Berlioz.

Par ailleurs la DLL finance six expositions. Ont été retenues les bibliothèques suivantes :

  • Bibliothèque municipale de Bordeaux : La vie musicale à Bordeaux. Le grand Théâtre et les concerts du Musée au XVIIIe siècle
  • Bibliothèque municipale de Grenoble : Hector Berlioz
  • Bibliothèque municipale de Reims : Henri Hardouin (1727-1808) et la Maîtrise de la cathédrale de Reims
  • Bibliothèque municipale de Roubaix : Cantons tertous, la chanson à Roubaix (XIXe-XXe)
  • Bibliothèque municipale de Toulouse : Entre les lignes de la portée : évolution des notations et du savoir musical véhiculé oralement et mis en œuvre lors de l'interprétation
  • Musée de l'Opéra de Vichy : La musique au cœur des Saisons à Vichy

Le catalogue de chacune d'elles sera publié dans le cadre de la collection (RE)Découvertes dont la FFCB assure le suivi éditorial.
Signalons que Dominique Hausfater avait répondu à une demande de la DLL et passé beaucoup de temps à sélectionner les bibliothèques musicales (autres que municipales bien sûr) susceptibles de répondre à l’appel, pour constater finalement qu’aucune bibliothèque n’avait reçu de dossier de candidature.
Ce colloque et ces expositions devraient nous donner la possibilité de diffuser plus largement le Répertoire des bibliothèques et institutions françaises conservant des collections, pour lequel il faut peut-être envisager un retirage.

Comité pour la sauvegarde et l’enrichissement du patrimoine cultuel

Le Comité pour la sauvegarde et l’enrichissement du patrimoine cultuel a été créé par arrêté du Ministère de la culture et de la communication en date du 24 juin 2002 avec pour mission la conservation, l’ enrichissement et la présentation du patrimoine religieux ou d’origine religieuse. Le président de ce Comité, Dominique Ponneau, professeur agrégé et directeur des Etudes de l’Ecole du Louvre, a nommé Marie-Claude Méplan comme rapporteur du groupe « conservation et promotion des fonds de musique religieuse ».
Un des buts de ce groupe serait de produire un « Guide des sources musicales religieuses » dont devait venir nous parler Marie-Claude Méplan qui n’a pu venir à ces journées professionnelles.

Relations avec l’ABF

Anne Le Lay, qui se présente au poste de présidente de la Section Etude et Recherche de l’ABF, ayant obtenu un avis favorable à ce que nos prochaines journées professionnelles se passent dans le cadre du Congrès de l’ABF, a en premier lieu fait un bref résumé de son travail au sein de la Section Etude et recherche de l’ABF.

Historique :
En avril 1990, Anne Le Lay est élue membre du Conseil de la Section Étude et recherche, SER (Bibliothèque nationale de France, bibliothèques universitaires, bibliothèques spécialisées) ; cette section comporte elle-même une « sous-section » des Bibliothèques d’art qui englobe des bibliothèques d’art, d’architecture et d’archéologie. Un bon contact est rapidement établi avec la présidente de ce groupe, Nicole Picot puis Monique Nicol (Musée d’art contemporain de Villeurbanne) qui trouve intéressant d’accueillir des bibliothèques des « arts du spectacle », théâtre, musique et danse. Ce groupe, très autonome, organise lui-même ses propres congrès, tous les 2 ans. En février 2002, il avait lieu à Bordeaux : le thème général était « Réseaux & Partenariats ». Dans ce cadre ont été présentés le Centre national de la danse (Laurent Sébillotte) et l’AIBM, groupe français et international (Anne Le Lay).

En 2002, le congrès annuel de l’ABF se déroulait à Troyes, du 21 au 24 juin. Le 20 juin, à Châlons-en-Champagne, une journée de « pré-congrès » avait été consacrée aux bibliothèques musicales ; les intervenants étaient presque tous membres de l’AIBM…

En 2002, le groupe italien de l’AIBM invite Anne Le Lay et Richard Chesser à participer à une table ronde sur les problèmes de droits d’auteur. Cette table ronde avait lieu à Rome pendant leur congrès annuel (16 octobre) qui se déroulait lui-même pendant le congrès (15-17 octobre) de l’AIB (Associazione italiana biblioteche). Le congrès (Convegno) du groupe italien de l’AIBM et aussi d’autre associations avaient donc lieu pendant le congrès de l’AIB, sans qu’aucune des associations ne perde son identité propre. Le tout faisait un très gros congrès (Palais des congrès de Rome…), l’inscription était totalement gratuite (pas de « programme social ») car il était largement subventionné et surtout offrait une importante exposition professionnelle (près de 80 stands) extrêmement rentable. La cohabitation de sessions spécialisées ou plus générales était très profitable pour tous : pourquoi ne pas essayer de bénéficier de l’expérience de nos collègues italiens et tenter d’organiser le prochain congrès du groupe français de l’AIBM en juin 2004 pendant le congrès de l’ABF à Toulouse ?

Le coordinateur du congrès de Toulouse n’est autre que Jean-Claude Annezer, directeur du SCD de Toulouse-Le Mirail et actuel président de la SER. Son mandat arrive à échéance cette année, les élections ont lieu en ce moment même, et il a demandé à Anne Le Lay de se présenter comme future présidente de la SER. C’est dire que les conditions seront plus que favorables pour tenter cette expérience…

Cette proposition a déclenché de vives discussions.
Il apparaît clairement qu’il ne s’agit plus d’organiser des journées professionnelles au sein du congrès de l’ABF mais plutôt d’organiser un « mini-congrès » avec choix des thèmes, des intervenants,… etc. ce qui représente une surcharge de travail importante qu'aucun membre du bureau ou du conseil de l'AIBM ne se sent capable aujourd'hui d'assumer en plus de son travail quotidien. Il est demandé à Anne Le Lay de redéfinir son projet, le principe d'un rapprochement avec l'ABF n'étant bien entendu pas remis en cause.

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